Prêtes pour une révolution de la mode ? Pour LA « Fashion Revolution » ?

Il est temps de vous révéler mon véritable dessein. Si je vous ai entraîné(e)s à la révolution sur canapé, c’était pas innocent. Je vous imaginais former des bataillons, ordi au poing,  doigts frétillants sur le clavier pour vous faire une boîte mail Newsmanity, majeur prêt à cliquer sur le bouton « Supprimer » face à chaque newsletter inutile. Et dans mes rêves les plus fous, je vis se lever une armée en pyjama.  Maintenant que vous êtes prêt(e)s, on va pouvoir attaquer le gros du boulot : une révolution de la mode.

Aux arm(oir)es, citoyens ! (Hahaha)

La règle de base est simple : les 3R. Réduire, recycler, réutiliser. Ok, maintenant qu’on a dit ça, on fait quoi ?

Du 18 au 24 avril, commence un évènement international (pour de vrai): la semaine de la Fashion Revolution, la révolution de la mode en français dans le texte. Le mouvement est né après le drame du Rana Plaza.

Petit rappel : le 24 avril 2013, 1134 personnes meurent dans l’effondrement du bâtiment-usine où elles travaillaient pour les plus grandes marques de prêt-à-porter de la planète. Plus de 2500 autres sont blessées. C’était loin, à Dacca, au Bangladesh. Et pourtant très proche de nous : sous les aiguilles de leur machine à coudre, du Mango, du Primark, du Camaïeu, pas vraiment des saris traditionnels.

On peut se dire : c’est triste mais c’est comme ça, alorselle est mignonne la Slow Maddie avec son truc tire-larmes mais franchement, c’est pas de notre faute non plus.

Et bien si. C’est un peu de notre faute aussi. Mais c’est loin d’être une fatalité et on peut changer ça hyper facilement.

 

Quand tu achètes un tee-shirt à 3 euros (je ne lance la pierre à personne, je l’ai fait aussi et ça m’arrivera peut-être encore même si je fais des efforts), c’est assez évident qu’on a un coup de la main d’oeuvre vraiment bas. Bon, ok. On peut toujours dire qu’on ne savait pas, qu’un appart à Dhaka ça coûte pas le prix d’un studio à Paris et que forcément, ils sont moins payés. Mais quand on t’explique comment c’est fait, qu’on retrouve des étiquettes de toutes nos marques de fast-fashion dans les décombres, quand on voit que les marques n’ont pas changé grand chose, que les fonds d’indemnisation des victimes sont ridicules, on ne peut plus dire qu’on ne savait pas.

Et là, je me demande : est-ce que je me casse vraiment le postérieur à bosser pour gagner de l’argent avec lequel je veux alimenter ce système ? PAS DU TOUT.

Chaque fringue achetée là-bas, c’est dire : « Allez-y pépouze les mecs, regardez, je m’en contretape de tout ça. Et puis si les Bangladais se plaignent de leurs conditions de travail ben faites-les ailleurs, tes tee-shirts à trois euros, je continuerai de les acheter, tant que c’est pas cher ! »

Alors oui, on peut s’en foutre, comme on peut se foutre de tout. Mais on peut aussi faire de petites choses pour tenter de sortir de tout ça.

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Voilà ce que vous trouverez en tapant #WhoMadeMyClothes sur Twitter ces jours-ci

 

L’initiative la plus simple que propose la Fashion Week Revolution c’est de choisir l’un des vêtements de votre penderie, vous prendre en photo avec l’étiquette bien visible et la poster sur les réseaux sociaux de la marque en question en demandant #WhoMadeMyClothes. En mode petite piqûre de rappel à la grande distribution pour dire qu’on veille au grain et qu’on fait attention.

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Vous avez vu, on y va mollo hein sur la révolution, mieux vaut tenir que courir. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, je renvoie vers le très engagé Collectif éthique de l’étiquette.

Et pour les prochaines étapes, ce sera à découvrir sur Slow Maddie (évidemment), très prochainement !

 

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