Imperméabiliser le cuir, version slow

tuto impermeabiliser cuir 1

Une fois n’est pas coutume, on continue avec une nouvelle catégorie : le « Tuto entretien ».

Ca fait un peu ménagère de moins de cinquante ans, certes mais le principe reste le même : un peu de patience, pas mal de cire d’abeille et une recette résolument slow : imperméabiliser le cuir au naturel.

Parce que c’est bien beau d’avoir des boots en cuir vegan, de faire ses fringues soi-même ou de ne vouloir que des produits naturels pour sa peau mais si ensuite on pourrit tous ces jolis efforts avec une lessive décapante de type Le Chien, Doush ou Marielle (toute ressemblance avec des marques existantes est évidemment fortuite et résulte du plus grand des hasards), disons-le, ça sert pas à grand-chose.

Donc, pour être pleine de bon sens en ces jours de COP21, commençons à réfléchir à ce nuage tchernobylien à chaque fois qu’on imperméabilise nos chaussures. Quand on y pense, c’est absurde. Pour pas qu’une goutte de pluie ne transforme tes boots en éponge (Konjac, restons slow), on te demande d’ouvrir toutes les fenêtres, de te transformer en ingénieur de centrale nucléaire en te couvrant le nez, les yeux et en ne respirant rien. Et ensuite, de faire sécher tout ça dehors, histoire que tout le monde en profite.

Moi aussi, le nez bouché, les yeux plissés, je gazais à tout-va, pensant que c’était la seule solution (non, je ne dramatise jamais) jusqu’à ce jour béni où j’ai découvert par hasard, une alternative 100% slow, signée Samia du blog Les idées de Samia (toujours rendre à César ce qui est à César)

Attention, plus aucune excuse ne sera valable, dans le genre tuto pour méga débutant, c’est le numéro 1.

tuto impermeabiliser cuir

Il faut deux ingrédients : cire d’abeille et huile végétale.

Et c’est TOUT.

Elle conseille de faire moit-moit et c’est ce que j’ai testé avant de vous donner la recette (tout ce que vous trouverez sur ce blog est testé et approuvé, je vous épargne les gros fails, tant qu’à faire autant qu’on soit pas cinquante à se retrouver avec les cheveux gras pendant deux mois et demi après un excès d’huile de coco <—– post à venir <—– teasing <—— la flèche du cercle sans fin… OK, j’arrête). Ca me semble un peu trop dur et ça rend l’application un peu compliquée, surtout vers la fin quand le mélange commence à trop durcir avec la cire d’abeille.

Après nouvel essai, je suis donc bien plus convaincue par les proportions suivantes :

  • 2/5 de cire d’abeille
  • 3/5 d’huile végétale, moi j’ai pris de l’huile de tournesol

Ensuite c’est simple, faire fondre au bain-marie la cire d’abeille et l’huile et à obtention d’un mélange homogène, laisser refroidir. Ca vous donne un espèce de baume qui se conserve très bien puisqu’il durcit en moins d’un quart d’heure, grosso modo (en vrai, j’ai jamais de montre).

Pour l’appliquer, il suffit d’un chiffon doux (pour ma part, un vieux tee-shirt devenu chiffon). C’est toujours mieux de faire un premier essai sur un petit morceau de cuir avant de procéder à l’imperméabilisation de toute la surface. Non seulement ça nourrit le cuir mais surtout, après plusieurs jours de pluie, mes boots camel n’ont pas bougé.

Attention, sachez quand même que ça patine légèrement la couleur du cuir au début. Ca a éclairci d’une demi-teinte la couleur des chaussures.

Reste plus qu’à stocker le baume dans un petit pot en verre et à recommencer de temps en temps pour nourrir/ré-imperméabiliser la chaussure/le sac/la ceinture ou que sais-je !

 

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