Les dix commandements de la mode slow

10 commandements

Je vous en avais parlé, les voilà. Sous vos yeux ébahis, veuillez faire une ovation aux dix commandements de la mode slow.

Dix commandements, ça fait tout de suite comédie musicale au goût douteux (j’ai mis un lien version karaoké, ne me remerciez pas) ou loi divine de la planète mode. Loin de moi l’idée.

Mais quand on parle de mode slow, c’est parfois un peu difficile de se faire comprendre. Ces dix points, c’est le nerf de la guerre, les enfants, la substantifique moelle de ce blog comme dirait Franouche.

La première fois que je me suis demandé quel était l’impact de ma consommation de vêtements, de cosmétiques et de bijoux (bon c’était pas non plus le dressing du Lido chez moi, n’exagérons rien) c’était après le test « Slavery Footprint« . Je ne sais pas qui parmi vous l’a déjà fait mais ça calme. En gros, on explique combien on a d’appareils électroménagers, ce qu’on mange, ce qu’on a dans son placard, dans sa boîte à bijoux et ça nous calcule le nombre d’esclaves qui bossent pour nous.

Page d'accueil du site "Slavery footprint"

Page d’accueil du site « Slavery footprint »

Ambiance.

(Cet article n’est pas le plus boute en train de la série mais on ne peut pas non plus passer sa vie à faire des roulades dans les vagues déguisé en panda, si ?)

C’était il y a déjà deux-trois ans. Bien avant le Rana Plaza, c’est-à-dire bien avant qu’on n’ait le nez dessus et que les marques tentent de se racheter à coup de « regardez, pour un tee-shirt acheté, un grain de riz bio des lagons du sud replanté dans un aaaarbre ». Pourtant, c’était déjà loin d’être la panacée pour les ouvriers du textile. Et bien avant l’épuisement des ressources naturelles, la production de déchets et leurs copains, c’est à eux que j’ai pensé (comme pour l’agriculture bio, je me dis toujours que le jour où tous les gens qui font ça bien auront été obligés de mettre la clé sous la porte, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer de manger des carottes vertes à pois roses.) Surveiller les vêtements qu’on achète, c’est donc aussi surveiller (autant que possible, c’est pas non plus le monde des Bisounours, malheureusement) la personne qui les fabriquent et ses conditions de travail.

Le site Clean Clothes a lancé une campagne pour sensibiliser aux conditions de fabrication des vêtements et améliorer les conditions de travail de ceux qui les fabriquent.

Le site Clean Clothes a lancé une campagne pour améliorer les conditions de travail des ouvriers du textile qui travaillent pour des grandes marques de sport et/ou de prêt-à-porter.

Bien sûr, j’ai allègrement rempli ma penderie de fringues H&M, Zara, Mango, Promod et compagnie pendant des années (ne choisissant que des superbes pièces, indémodables et atemporelles, ça va sans dire) avec un triangle d’or des lieux de productions : Bangladesh,Turquie et Inde.

L’idée n’est pas de tout jeter en se noyant dans des larmes de remords (Vadeeeeee retroooo les débardeurs d’été à 4,90 euroooos) et de racheter les mêmes en plus cher. Juste de savoir ce qu’on cautionne et donc, quand on est pas d’accord de trouver des alternatives. Les miennes ce sont grosso modo ces dix commandements. Et je me dis que maintenant que j’ai (jadis) un peu poussé Mémé dans les orties côté fringues à l’origine douteuse, j’ai l’obligation absolue de pas les bousiller en moins de deux et de les garder le plus longtemps possible.

Pour le reste, j’applique tant que possible mes dix commandements. Ce n’est pas encore la solution parfaite (en même temps, vivre nu avec des pagnes de feuilles pour aller bosser le matin et faire ses courses c’est s’exposer aux courants d’air (au moins…)) mais il faut bien commencer quelque part.

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